Simulateur d'épargne à intérêts composés : capital final et intérêts

Le calcul d'épargne à intérêts composés projette ce que deviennent un capital de départ et des versements mensuels au bout de plusieurs années, intérêts réinvestis compris. La durée est ce qui modifie le plus le résultat, parce que chaque année travaille sur un capital plus gros que la précédente.

OutilsÉpargne

Comment le calcul enchaîne les termes

Le calcul avance mois après mois. Le rendement annuel est d'abord converti en taux mensuel, puisque les intérêts sont capitalisés chaque mois. À chaque mois, le capital en cours est multiplié par 1 plus ce taux mensuel, puis le versement est ajouté.

Comme le versement tombe en fin de mois, il arrive après le calcul des intérêts du mois : le dernier versement ne rapporte donc rien, et chacun des autres ne produit des intérêts qu'à partir du mois suivant. Verser en début de mois donnerait un résultat un peu plus élevé, ce qui n'est pas modélisé ici.

Au bout de N années, le capital de départ a été multiplié par le facteur de capitalisation complet, alors que chaque versement l'a été par un facteur d'autant plus faible qu'il est récent. Le total versé est la somme du capital et des mensualités ; les intérêts gagnés sont l'écart entre le capital final et ce total.

Ce qui fait varier le résultat

Prenons un exemple que l'on peut refaire : 10 000 € au départ, 200 € par mois, 5 % par an, pendant 10 ans, avec un taux mensuel égal au taux annuel divisé par 12. Le capital final avoisine 47 500 €, pour 34 000 € versés, soit environ 13 500 € d'intérêts.

Un point de rendement en moins, à 4 %, ramène le capital final à environ 44 400 €, soit 3 200 € de moins. Quinze ans au lieu de dix, au même 5 %, portent le résultat à environ 74 600 € : 27 000 € de plus pour 12 000 € versés en plus. Ajouter 50 € par mois pendant dix ans apporte environ 7 800 € pour 6 000 € versés.

La durée et le rendement agissent sur les intérêts eux-mêmes ; le montant versé, lui, agit de façon proportionnelle. Le temps gagné en commençant tôt se rattrape donc difficilement avec une mensualité plus élevée.

L'erreur de lire le résultat comme garanti

Cette projection est une estimation, pas une promesse : elle suppose un rendement identique chaque année, alors qu'un placement réel varie, et le résultat affiché est un montant brut, exprimé en euros futurs.

La première erreur est de saisir un rendement affiché sans retirer les frais. Dans l'exemple précédent, un point d'écart entre le taux annoncé et le taux réellement obtenu fait perdre environ 3 200 € sur dix ans.

La seconde est de lire le capital final comme un pouvoir d'achat. Si les prix montaient de 2 % par an, hypothèse purement illustrative, 47 500 € dans dix ans achèteraient à peu près ce que 39 000 € achètent aujourd'hui. Les intérêts gagnés ne sont donc pas un gain net : ils comprennent la part qui sert seulement à compenser la hausse des prix, avant impôts éventuels.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre intérêts simples et intérêts composés ?

Les intérêts simples ne sont calculés que sur la somme de départ ; les intérêts composés le sont aussi sur les intérêts déjà acquis. Avec 1 000 € à 5 % par an, l'intérêt de la première année est de 50 € dans les deux cas. La deuxième année, il reste à 50 € en intérêts simples mais passe à 52,50 € en composés. L'écart grandit à chaque période.

Pourquoi le dernier versement ne rapporte-t-il aucun intérêt ?

Parce qu'il est versé à la toute fin de la dernière période, au moment même où la projection s'arrête : aucun temps ne s'écoule pour qu'il produise un intérêt. Il entre donc dans le capital final pour son montant exact. De même, un versement fait un mois avant la fin ne rapporte qu'un seul mois d'intérêts.

Combien d'années faut-il pour doubler son capital ?

Une règle approximative, dite des 72, donne l'ordre de grandeur : divisez 72 par le rendement annuel en pourcentage. À 6 %, on obtient 12 ans, et 1,06 puissance 12 vaut en effet environ 2,01. Cette règle vaut pour un capital seul, sans versements, et devient moins précise pour des taux très faibles ou très élevés.

Quel rendement annuel faut-il saisir dans la simulation ?

Prenez le taux annoncé pour le placement envisagé, diminué des frais qui s'y appliquent, puis testez plusieurs hypothèses : une prudente, une médiane, une optimiste. L'écart entre ces trois résultats renseigne mieux qu'un chiffre unique. Un rendement passé n'est pas une garantie : mieux vaut un taux modeste et tenable qu'un taux flatteur qui fausse la projection.